LES BICYCLETTES DE 1935

Des machines plus légères et plus rapides

Compagnie Parisienne Olivier Hères - Recherche de Securite - Naissance de l'Industrie du Velo - Fabrication de Machines Ultralegeres - Les Bicyclettes de 1935 - Les musees europeens du cyclisme - Les musées de la bicyclette aux États-Unis - Shimano

Cela peut sembler incroyable, mais entre la bicyclette d'acier avec laquelle Indurain remporta son dernier Tour de France et les meilleures bicyclettes employées sur les Tours du milieu des années trente, il existe à peine une différence de poids d'un kilo et demi. L'explication réside dans lefait que, déjà, on se servait d'aluminium et des meilleurs aciers pour fabriquer les machines des champions. Le progrès, de cette époque à aujourd'hui, consiste surtout dans l'amélioration des composants qui équipent ces maèhines, même si on a aussi, assisté à des avancées dans l'usage de matériau,x ultra légers (titane et carb'one, essentiellement), fréquemment utilisés sûr les bicyclettes de contre la montre ou employées lors des journée de montagne. Si nous cherchons à présent ce qui serait la bicyclette type des cycliste s du Tuur vers 1 935, nous pourrions nous arrêter sur une RPF fabriquég à Saint Étienne par la Manufacture Spéciale d'Armes Fines et Cycles RPF (Rivolier père et fils). Cette biçyclette avait '-În cadre en acier fabriqué avec s tubes très légers pour l'époque, signés Reynolds, et assemblés selon d''artistiques raccords, que l'on rehaussait d'une peinture au chromatisme agressif. On notera de même les courbes accentuées de la fourche, ce qui n'a rien d'étonnant vu la mauvaise qualité des revêtements des routes avant la Seconde Guerre mondiale. Ainsi, pour éviter que les vibrations produites en passant sur les trous et les pierres ne se transmettent, directement au guidon (ce qui arrive avec les fourches droites d'aujourd'hui, plus rigides), les courbes exagérées des tourches permettaient à celles-ci d'absorber les impacts de la route. Il faut signaler que cette bicyclette, comme nombre des machines d'alors,comportait un curieux graisseur de chaîne, qui se servait du tube vertical comme réservoir, avec une entrée pour l'huile en haut et un robinet de dosage en bas, juste au-dessus du plateau et de la chaîne. La raison de ce système était la nécessité de maintenir la chaîne sans cesse lubrifiée, à cause de la poussière des routes de l'époque.Quant au dérailleur, un Super-Champion, il était composé à l'arrière d'un dispositif qui déplaçait la chaîne sur les trois couronnes du pignon et d'un tendeur de chaîne placé dans la partie basse du seul plateau, en général de 46 dents. Ce tendeur était nécessaire car il n'existait pas de carter comme aujourd'hui. Quant à la manette qui actionnait le changement de vitesse, elle se trouvait sur la partie haute du tube diagonal, à environ dix centimètres de la tête. Il s'agissait d'une petite plaque métallique avec quatre trous dans lesquels s'encastrait le petit téton d'un levier, qui fixait ainsi la vitesse..cl;1,pisie ; ce système était l'ancêtre évident des s indexés actuels. Les composants qui dénotent le plus clairement l'archaisme de ces machines par rapport aux engins actuels sont les manivelles. Celles de l'époque étaient tres fines,en acier, avec trois nervures leur conférant plus de résistance. Signalons, par ailleurs, que les bicyclettes d'alors portaient déjà des marques, comme cela se fait toujours. On avait ainsi, par exemple, un jeu de direction Stronlight et des selles en cuir, britanniques, de la prestigieuse firme Brooks. Les freins pouvaient être des Sport Bowden Tourist, en alluminium ,avec des vis en acier pour une plus grande securite. On se servait déjà de freins à tirage lateral, qui allaient être suivis des freins à tirage central, comme ceux de type Mafac. Le guidon pouvait porter la marque AVA et la potence, en alluminium, être fabriquée par Riviera. Les pedales pouvaient également être des AVA, avec une partie externe dentee afiin de faciliter l'accrochage de pointe de celle-ci étant engagée à l'interieur du cale pied.A ce moment-là, certains cyclistes - rares, il est vrai continuaient de se servir de jantes en bois; mais les jantes en alluminium avaient triomphé, comme celle de la marque Mephisto. Celles-ci s'adaptaient aux boyaux italiens (très appréciés) comme français, peut-être des Wolber Soissones Renforce, que les cyclistes de l'époque connaissaient très bien pour leur durée et leur grande résistance à l'usure.




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