Les courses marathon

Premieres Courses a Velo - Les Courses Marathon - Le Championnat Mondial - Courses Historiques

Au milieu du XIX siècle, la vélocipédie connut une grande popularité à travers toute l'Europe, où proliféraient les courses et les matchs de défis entre cyclistes. C'est alors que vint à l'idée de l'une des plus célebres publications sur le cyclisme de l'époque, Véloce Sport, d'imiter ce qui était à l'époque très à la mode, les marathons de danse. C'est ainsi que fut crée une course gigantesque, «plus dure et impitoyable que la course en 24 heures qu'organisent les Britanniques» allusion à l'épreuve organrsée par le North Road Club en 1886 et que remporta Mills, qui parcourut en 24 heures 365 kilomètres. La course Bordeaux Paris vit donc le jour, une épreuve qui devait se courir derrière l'engin de l'entraîneur sur une distance de 572 kilomètres. Le 23 mai 1891, à cinq heures du matin, les 28 concurrents de cette première édition prirent le départ d'une course dont les premières heures furent véritablement difficiles, et où se cumulaient le froid, les crevaisons et les nombreuses avaries. Le gagnant fut le Britannique Mills, qui fit un temps de 26 heures 34 minutes 57 secondes, à une moyenne de 21,518 km/h. Il faut noter qu'il ne descendit de sa bicyclette que pour faire ses besoins, réalisant tout le trajet sans prendre aucun repos... Héritière de cetté époque merveilleuse par l'héroïsme de ses défis, une.rnouvelle epreuve allait naître quelques mois plus tard et revêtir des dimensions encore plus gigantesques: il s'agit du Paris-Brest-Paris, une course de 196 kilometres, à disputer en une seule étape, et dont le coup de pistolet de départ fut donné à sept heures du matin le 6 septembre 1891. Les historiens du cyclisme ne sont pas d'accord sur le nombre total de cyclistes qui prirent le départ, le nombre le plus approchant étant sans doute celui de 209. La course fut très dure, non seulement par sa longueur inhumaine (comme il n'y avait qu'une seule étape, chaque cycliste devait s'organiser lui-même pour prendre le temps de manger, de dormir et de se reposer), mais aussi en raison du mauvais état des routes et de l'intervention d'une partie du public mécontent de la course qu il  jeta des clous et des morceaux de verre sur certains tronçons du parcours, produisant d'inévitables crevaisons. Le gagnant fut Charles Terront, qui couvrit la distance de 1196 kilomètres en 7 heures et 37 minutes, soit une moyenne de 16,7 km/h. Dans sa Fabuleuse histoire du cyclisme, Pierre Chanyassure que, polir vaincre sa fatigue, Terront dormit 26 heures et mangea quatre énormes repas, dont un à l'arrivée. Lors de celui ci, il raconte qu'il avala, l'un après l'autre, un plein récipient de chocolat, une soupière de soupe avec du from ge, deux œufs, un bifteck et une bouteille de vin de Bordeaux. Le second du classement fut un autre Français,Jiel-Laval, qui fit un temps de 8 heures et 27 minutes, et la troisième place fut pour Coullibœuf, à 23 heures et 6 minutes. Le dernier cycliste à l'arrivée, Laurent, mit 173 heures de plus, et occupa la 98e position.

Show dans le velodrome - Traversee de l'Arabie Saoudite - La course la plus difficile de l'Histoire




Contact | Recommander Velo Paris | Livre d'Or | Annuaire | Forum | Petites Annonces | Acces Rapide | F.A.Q. | Recrutement | Partenaires | Publicité

Signaler un lien mort

Velo Paris : Visite de Paris en velo - Copyright VéloParis 2006

Partenaires : Too-Velo