Un Sport a l origine de mythes

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Francis, Henri et Charles, les frères Pélissier, constituèrent la famille la plus célèbre du cyclisme français. Francis était l'aîné de tous (1894-1959. Sa grande vertu était sa résistance étonnante, ce qui lui permit de se distinguer dans les épreu­ves marathoniennes, comme le Paris-Bordeaux, qu'il remporta en 1922 et 1924, ou le Paris-Tours de 1921, qui entra dans l'histoire en raison des terribles conditions climatiques dans lesquelles la course se déroula.Champion de France à trois reprises, il remporta aussi le Tour du Pays basque de 1924 et cumula deux victoires d'étape au Tour de France. Quand, en 1931, il mit fin à sa carrière de cycliste, il en commença une autre, tout aussi brillante, de directeur sportif. Surnommé "le Sorcier" en raison de sa faculté à tirer le meilleur des cyclistes mé­diocres, il dirigea aussi de grands cham­pions comme, notamment, Koblet, Kübler, Darrigade et Poblet. Étant l'aîné, c'est Francis qui transmit la passion du cyclisme à Charles, pour de­venir ensuite l'entraîneur et, surtout, l'ad­mirateur d'Henri, le plus doué de tous.Charles (1903-1959), le benjamin de la fa­mille, fut un cycliste de classe et un grand rouleur, qui eut une vie professionnelle extraordinaire de 1922 à 1939. Élégant, toujours le sourire aux lèvres, Charles brilla particulièrement sur le  Tour de France de 1930, où il réalisa le .record de rem­porter huit étapes. Pourtant, ce fut Henri (1889-1935) qui devait voler le plus haut dans ce sport, qu'il illumina de sa présence entre 1911 et 1928. Il fut un cycliste complet, au fort caractère et parfois impulsif jusqu'à l'exagération. Une preuve historique de son entêtement est sa discussion avec Desgrange, suivie de son abandon du Tour en 1924. Si nous le jugeons à ses résultats, Henri Pélissier fut un grand champion qui ne se contenta pas de gagner le Tour de France (1923), dans lequel il remporta trois étapes, mais qui comptait aussi à son palmarès des épreuves prestigieu­ses comme, entre autres, trois Tours de Lombardie (1911, 1913 et 1920), un Mi­lan-San Remo (1912), deux Paris-Rou­baix (1919 et 1921) et un Paris-Bruxelles (1920).A la hauteur de la légende qui était née autour de lui, la mort d’'Henri survint de façon exceptionnelle: le 1er  mai 1935, à la suite d'une forte dispute, il mourut de cinq balles.

Vint ensuite l'heure de deux grands cyclistes italiens: Ottavio Bottecchia et, surtout, Alfredo Binda, qu'un autre futur mythe du cyclisme transalpin, Gino Bar­tali, considérait comme le plus grand cycliste de tous les temps. Après Costante Girardengo, Al­fredo Binda était appelé à deve­nir le second des campionissimi italiens. Né à Cittiglio, dans la ré­gion de Varèse, le 11 août 1902, il émigra en France avec sa fa­mille à la fin de la première guerre mondiale. Ils s'installèrent à Nice. C'est là que Binda courut ses pre­mières courses, en 1921, mais il ne se fit remarquer dans aucune de celles-ci. Le 4 septembre de la même an­née, toutefois, il remporta sa pre­mière victoire. Ce fut sur une course de 46 kilomètres appelée Primi Passi, qu'il gagna facilement, même s'il fut ensuite déclassé. En compensation, Binda remporta les cinq courses suivantes auxquelles il participa, et fut deuxième à la sixième course. Dès 1922, il sollicita la licence de cycliste professionnel auprès de l'Union Vélocipédique Italienne, et il entama une carrière sportive de haut niveau, qui devait se prolonger jusqu'en 1936. En 1923, le fabricant de bicyclettes La Française Diamant lui proposa un juteux contrat pour courir en arborant sa publicité, et Alfredo put ainsi abandonner son ancien métier de maçon et se consacrer complètement au cyclisme. Argent, gloire et victoire étaient à sa portée, ce que Binda com­mença à comprendre quand, passant seul le sommet du Ghisallo, sur le Tour de Lombardie de 1924, il empocha la prime de 500 lires - pour être finalement quatrième du classement général de cette course. Après être rentré en Italie en 1924 et avoir signé un contrat très avan­tageux avec Legnano, Alfredo Binda  se livra à une moisson incroyable de triomphes, parmi lesquels figurèrent trois Cham­pionnats du Monde, quatre Tours de Lombardie, deux Milan-San Remo et cinq Giros  (il aurait pu en remporter plus si, en 1930, les organisateurs ne lui avaient pas demandé, aimablement, de ne pas prendre le départ, car l'année précédente il avait dominé si implacablement la course qu'il avait démoralisé ses concurrents et en­nuyé les spectateurs).

En 1936, il se fractura le fémur dans une chute sur le Milan-San Remo, ce qui mit fin à sa vie sportive. Par la suite, il assuma diverses charges fé­dératives, et dirigea l'équipe nationale italienne dans les grandes rencon­tres internationales, comme les Championnats du Monde et le Tour de France (de 1948 à 1951). Contemporain de Binda, Ottavio Bottecchia fut un champion cycliste à la carrière sportive brillante mais, malheureusement, excessivement éphé­mère. Né à San Martino di Colle Umberto  eut son premier contact sérieux avec la bicyclette pendant la Première Guerre mondiale, car il fut destiné à la section cycliste des Bersaglieri, sur le front ausfro­italien. Le conflit terminé, et sur l'insistance d'un ami coureur, Pic­cin, Ottavio Bottecchia commença à courir à bicyclette. Il avait vingt-sept ans, ce qui ne l'empêcha pas, en 1923, sa deuxième année comme pro­fessionnel, de prendre le départ du Tour de France. Il aurait pu gagner cette course - et il fut le premier Italien de l'histoire à porter le maillot jaune -, mais il se vit obligé de perdre au bénéfice d'Henri Pélissier, son leader d'équipe chez Automoto. Cependant, justice fut rendue à ses mérites, puisqu'il domina ensuite largement le Tour de France et qu'il fut le brillant vainqueur des éditions de 1924 et 1925. Malheureusement, cette belle vie sportive devait trouver très tôt une fin tragique. Le 3 juin 1927, on retrouve le corps de Bottecchia, le crâne fracturé




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